suspendu à ses lèvres, l' espace d'un instant
Enjoué par la fièvre, d'un baiser insistant
dans l'Erèbe de mes rêves, j'ai cru suspendre le temps,
gelant l'arbre, la sève, et la feuille un moment.
ses cheveux sur sa bouche, tels de soyeux filins,
se lissent et se couchent,sous ses airs si félins,
je suis seul en enfer, dans ma prison d' airain,
quand je songe à dèfaire, mon regard qui la ceint.
dans le pré d'Asphodèle, je veux errer sans fin,
y perdant la raison, y perdant mon chemin,
m'y arrachant les ailes, dévorant mon destin,
plutot que l'abandon... de mon corps sans le sien.